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Nadine Denize, chevalier de la Légion d'Honneur

ImageLa mezzo-soprano Nadine Denize a été élevée au rang de Chevalier de la Légion d’Honneur au sein de la promotion du 1er janvier 2009. C’est Philippe Marland, ambassadeur représentant permanent de la France auprès de l’OCDE, qui lui a remis les insignes, le 8 juillet, à la Bibliothèque polonaise de Paris. A cette occasion, la chanteuse a prononcé un discours, certes plein d’humour, mais surtout d’une grande richesse pour les générations d’artistes lyriques actuelles et futures.
Evoquant "la dernière étape de cette longue carrière" qu'elle dit aborder "dans le même état d’esprit que Jany Longo aborda son dernier championnat du monde cycliste: ne jamais renoncer à respecter totalement une partition, ne jamais céder aux modes éphémères, ne jamais abandonner ma définition personnelle de l’exigence !", elle se souvient de tous ceux, et ils sont nombreux, sans qui sont parcours n'aurait jamais été ce qu'il a été, voire même, possible. Fidèle à l'exigence qui a toujours été la sienne, elle dresse quelques constats: "le grand talent a un rapport intime avec l’humilité et à la modestie !", définitivement, l'art lyrique n'est pas "un job comme un autre" ! "Seule l’austérité de la technique vocale permettra aux jeunes chanteurs (...) de résister (...) peut-être aussi aux stress de l’attrait que ceux qui l’ignorent nomment "la vie dorée des stars". Fidèle aux autres artistes, reconnaissante envers son public, la transmission de ce qu'elle a appris sur ce superbe et long chemin artistique fait, pour Nadine Denize, partie intégrante de la carrière.

Nombre des Amis d’Arthur Oldham - ex ou actuels membres du Chœur de l’Orchestre de Paris - connaissent bien Nadine Denize pour avoir souvent partagé la scène avec elle. Le hasard des programmations n’a malheureusement pas voulu qu’ils interprètent Berlioz en sa compagnie, même si le répertoire qu’ils ont partagé est vaste. Jugez plutôt : Ils ont ensemble créé la Messe de l'Aurore de Marcel Landowski en novembre 1977 à l’occasion du 10e anniversaire de la phalange parisienne sous la direction de Daniel Barenboïm et avec Jules Bastin, notamment.
C’est également sous la baguette de Daniel Barenboïm qu’ils ont donné le Requiem de Mozart en octobre 1978 à la Chapelle des Invalides avec la soprano Barbara Hendricks. En septembre 1979 au Palais des Congrès, Rachel Yakar y chantait la partie de soprano. En septembre et octobre 1981 (Théâtre des Champs-Elysées et Salle Pleyel), c’est la 9e symphonie de Beethoven qui les réunit, toujours sous la direction de Daniel Barenboïm. Elle la redonnera en septembre 1986 avec le Chœur de l’Orchestre de Paris. En 11 février 1983, Mstislav Rostropovitch les dirige dans Alexandre Nevsky de Prokofiev, puis James Conlon en novembre 1983 dans le Stabat Mater de Dvorak (Edith Wiens, soprano !). En janvier 1984, un superbe plateau de solistes réunit Julia Varady (soprano), Nadine Denize (mezzo-soprano), Luciano Pavarotti (ténor) et Robert Llyod (basse) pour une messe de Requiem de Verdi dirigée par Barenboïm. Elle retrouve ce dernier et Julia Varady en juin 1985 pour Le Messie de Haendel. En décembre de la même année, elle participe, au Palais Omnisports de Bercy, à une Missa Solemnis qui réunit Margaret Price (soprano), David Rendall (ténor) et Matti Salminen (basse). Daniel Barenboïm dirige.
Le dernier successeur en date de Barenboïm, Christoph Eschenbach, réunira en septembre 2001 Annick Massis, Nadine Denize et Susan Platts dans Le Martyre de Saint Sébastien de Debussy avec Ludmila Mikaël comme récitant. Au programme de ce même concert, un compositeur auquel la Française restera associée, Wagner, avec l’acte III de Parsifal.

ImageOriginaire de Rouen, c’est à vingt ans que la mezzo-soprano française obtient un premier prix - à l’unanimité - au Conservatoire de Paris. Elle est immédiatement engagée à l’Opéra et chantera très vite, après des seconds rôles, des premiers plans tels que Charlotte de Werther, Marguerite de “La Damnation de Faust” ou Cassandre des “Troyens”. Elle est par la suite appelée sur les plus grandes scènes d’opéra du monde, en particulier pour chanter Berlioz – n’a-t-elle pas été surnommée « Madame Berlioz » ? Elle y chante également Wagner, surtout, mais aussi Verdi, Poulenc, Ravel, Dukas, Strauss, Tchaïkovski, Janacek, sous la direction des plus grandes baguettes, Karajan, Prêtre, Barenboïm, Levine, Lombard, Casadesus, Plasson, Tennsted.

Elle déclarait récemment à notre consoeur Martine Duruz (http://www.scenesmagazine.com) que « c’est à Rolf Liebermann qu’elle doit sa première incursion dans l’univers wagnérien (Kundry sous la direction de Horst Stein), et à Jean-Claude Riber son premier “Ring”, à Genève, en 1977. Les chanteuses françaises appréciées dans ce répertoire ne sont pas légion ; Nadine Denize a profité de sa parfaite connaissance de la langue allemande, acquise dans le Palatinat où elle vivait pendant son enfance, pour y faire son chemin. Elle dit aussi avoir bénéficié de l’enseignement d’excellents professeurs (Marie-Louise Christol d’abord, puis Camille Maurane et Germaine Lubin) et d’une maturité vocale précoce, ce qui lui a permis d’aborder Wagner dès l’âge de trente ans sans risques pour sa voix. Elle se souvient de certains conseils de ses maîtres et les applique aujourd’hui encore : elle restera fidèle aux « r » roulés, même si la tendance actuelle est de l’abandonner, car il favorise la projection de la voix, et elle ne cessera jamais de pratiquer ses vocalises quotidiennes. A ses débuts, ses partenaires déjà célèbres lui ont apporté un soutien précieux. A ses côtés dans “la Walkyrie” à San Francisco, Birgit Nilsson et Léonie Rysanek (des femmes, dit-elle, pleines de gentillesse, de simplicité et d’humilité) l’encourageaient, s’efforçant toujours de la mettre à l’aise. Pavarotti fit de même, lorsqu’elle chantait le rôle de la Duchesse Federica dans “Luisa Miller”, lui proposant de fermer les yeux pendant qu’elle se concentrait sur une vocalise périlleuse, pour ne pas la déranger par son regard ! ».

Le discours de Nadine Denize est en intégralité sur la page suivante.

Pour télécharger le discours au format PDF imprimable, cliquez ici (82 KB).



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